MARIE FRANCE au Divan du Monde 2016 & 2017 : compte rendu

Pour annoncer les concerts autres que Wampas. Oyez oyez !

Re: “MARIE FRANCE visite BARDOT”

Messagede GUIBERT FRANCOIS le Ven 02 Avr 2010 12:42

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© Regina Carlin (3 octobre 2009)


Rencontre musicale / showcase / miniconcert

avec MARIE FRANCE
autour de son album "MARIE FRANCE VISITE BARDOT”

(La Baleine / JPB Production).

le JEUDI 15 AVRIL 2010 à 17H30
à l'ESPACE RENCONTRES (3e étage du Forum des Halles)
de la FNAC FORUM des HALLES à PARIS (75).

ENTRÉE LIBRE.

Site non officiel, tout sur son actualité 2010 + archives collectors :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/




MARIE FRANCE est une égérie qui a su inspirer pêle-mêle Serge Gainsbourg, André Téchiné, le groupe de rock'n'roll Bijou, le parolier Jacques Duvall, Daniel Darc, Marguerite Duras ou Pierre & Gilles ainsi qu’une multitude d’autres créateurs.

Elle rend cette fois hommage à l’univers musical de BRIGITTE BARDOT avec des titres signés Serge Gainsbourg, Claude Bolling ou Jean-Max Rivière.




•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

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© Pierre & Gilles

“PAR AMOUR”

Un tour de chant de MARIE FRANCE

Le samedi 15 mai 2010 de 21h à 22h

À l'auditorium du musée MAC/VAL
(place de la Libération)
de VITRY-SUR-SEINE (94)

dans le cadre de la
“NUIT EUROPÉENNE DES MUSÉES”
qui se déroulera de 19h à 23h.

ENTRÉE LIBRE.



Page spéciale sur ce concert :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/Tou ... k2--.-.htm


•••••••••••••••••••••••••••••••


« En écho avec le troisième accrochage de la collection “JE REVIENDRAI” et avec l'exposition “EMPORTE-MOI / SWEEP ME OFF MY FEET”, la programmation de cette 4e “NUIT EUROPÉENNE DES MUSÉES” au MAC/VAL sera musicale, sentimentale et décalée.

Égérie parisienne et personnage de l'exposition “EMPORTE-MOI / SWEEP ME OF MY FEET”, MARIE FRANCE nous entraînera, avec la complicité de ses musiciens, dans un voyage sentimental et amoureux enchanté.

Parcourant son répertoire (de “PARLEZ-MOI D'AMOUR” à “ON SE VOIT SE VOIR”), reprenant les chansons de sa vie amoureuse ou bien tout simplement les chansons qu'elle aime, c'est d'amour qu'elle nous parlera. »



•••••••••••••••••••••••••••••••


• Site officiel du musée MAC/VAL :
http://www.macval.fr/

• Infos pratiques
pour se rendre à ce musée :
http://www.macval.fr/index/info.html


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Site 2017 sur MARIE FRANCE : http://lachanteusemariefrance.fr.gd/

Site 2017 sur HEARTBREAK HOTEL + THE HELLBOYS + NIKOLA ACIN : http://heartbreakhotelthehellboysnikolaacin.fr.gd/
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Re: “MARIE FRANCE visite BARDOT”

Messagede GUIBERT FRANCOIS le Lun 19 Avr 2010 12:57

Page spéciale

« Showcase “MARIE FRANCE VISITE BARDOT ("MON BB")”
le 15 avril 2010 à la FNAC FORUM des HALLES) »


sur ce lien :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/Sho ... k2--.-.htm


Avec :
• Compte-rendu détaillé
• Deux photos inédites (prises par © REGINA CARLIN).
• Six vidéos (filmées par © REGINA CARLIN).
• Scans de la set list et des flyers

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© Regina Carlin (15 avril 2010)
Site 2017 sur MARIE FRANCE : http://lachanteusemariefrance.fr.gd/

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Re: “MARIE FRANCE visite BARDOT”

Messagede GUIBERT FRANCOIS le Jeu 20 Mai 2010 11:32

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© Robert Bossot (15 mai 2010)


Page spéciale

« Tour de chant “PAR AMOUR”
de MARIE FRANCE

le 15 mai 2010 au MAC/VAL de Vitry-sur-Seine »

sur ce lien :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/Tou ... k2--.-.htm

incluant :
• Un compte-rendu détaillé
• Des photos
• Scan des flyers
• Scan de la set list manuscrite


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© Regina Carlin (15 mai 2010)
Site 2017 sur MARIE FRANCE : http://lachanteusemariefrance.fr.gd/

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Re: “MARIE FRANCE visite BARDOT”

Messagede HELLBOYS & NAAST Fan le Lun 21 Juin 2010 13:30

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© Pierre & Gilles

Page spéciale

« MARIE FRANCE,
YAROL POUPAUD,
CONTROL CLUB,
BERTRAND BURGALAT
au “TRIBUTE TO PIERO” le 31 mai 2010 au GIBUS »


(compte-rendu, scans set-list manuscrite et flyer, liens vidéos, photos, etc.)

sur ce lien :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/MAR ... k2--.-.htm


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Page spéciale

« “HOMMAGE À SERGE REZVANI”
avec HELENA NOGUERRA
+ MARIE FRANCE
+ ALAIN CHAMFORT
+ DANI
+ MONA HEFTRE
+ FIFI CHACHNIL
+ ARIELLE DOMBASLE
+ PHILIPPE KATERINE

le 2 juin 2010 aux TROIS BAUDETS »

(compte-rendu, scans set-list manuscrite et flyer, liens vidéos, photos, etc.)

sur ce lien :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/MAR ... k2--.-.htm


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Site 2017 sur MARIE FRANCE : http://lachanteusemariefrance.fr.gd/

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Re: “MARIE FRANCE visite BARDOT”

Messagede GUIBERT FRANCOIS le Lun 05 Juil 2010 14:00

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Page spéciale
“MARIE FRANCE les 25 & 26 juin 2010 à NICE”

avec de nombreuses photos inédites

sur ce lien :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/MAR ... k2--.-.htm


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© Photos : F. Alibert & J. Dumand
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Re: “MARIE FRANCE visite BARDOT”

Messagede Lucas Taïeb le Lun 05 Juil 2010 18:56

popopom c'est moi que v'la je me pose là avec tout mon bazar
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Re: “MARIE FRANCE visite BARDOT”

Messagede HELLBOYS & NAAST Fan le Dim 05 Sep 2010 10:32

MARIE FRANCE 1978

vue par LEON MARKS

alias JEAN WILLIAM THOURY :

http://lachanteusemariefrance.fr.gd/-g- ... k2--.-.htm

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Re: “MARIE FRANCE visite BARDOT”

Messagede GUIBERT FRANCOIS le Ven 17 Sep 2010 14:21

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Nouvelle page en ligne
depuis ce vendredi midi

« PHANTOM FEATURING MARIE FRANCE
le 8 octobre 2010 à l'UNDERBELLY CLUB à LONDRES »

sur ce lien :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/PHANTOM-FEAT-.--MARIE-FRANCE-le-8-octobre-2010-a-l-UNDERBELLY-CLUB-a-LONDRES-.-.htm



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Site 2017 sur MARIE FRANCE : http://lachanteusemariefrance.fr.gd/

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Re: “MARIE FRANCE visite BARDOT”

Messagede GUIBERT FRANCOIS le Ven 12 Nov 2010 0:38

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1°) Compte-rendu de la manifestation
(soutenue par MARIE FRANCE
et, parmi de nombreuses associations,
la FONDATION BRIGITTE BARDOT)
pour l'abolition du foie gras
qui s'est déroulée ce jeudi 11 novembre
place René Cassin devant l'église Saint-Eustache à Paris :
http://mariefrance.forumactif.net/le-si ... 59.htm#423

2°) Nouveau texte-portrait consacré à MARIE FRANCE
et rédigé par MARTIN PENET dans le livre
"LES FEMMES DE LA CHANSON : DEUX CENTS PORTRAITS"
(paru en octobre 2010 aux éditions Textuel) :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/MAR ... -g--.-.htm

3°) "Quelques photos de MARIE FRANCE,
entre MARILYN et l'ALCAZAR,
dans les années 1970 et 1980" :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/Que ... 980-.-.htm

4°) Toutes ces nouvelles infos
(+ celles de septembre, octobre et début novembre 2010)
figurent également en lien sur la page d'accueil du site :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/

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Site 2017 sur MARIE FRANCE : http://lachanteusemariefrance.fr.gd/

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Re: “MARIE FRANCE visite BARDOT”

Messagede adonf le Ven 12 Nov 2010 9:37

"abolition du foie gras" ::d ::d ::d

(ouvre un dictionnaire un de ces jours, guibert françois)
le forum unite ne mourira jamais
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Re: “MARIE FRANCE visite BARDOT”

Messagede GUIBERT FRANCOIS le Dim 20 Fév 2011 21:43

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Compte rendu détaillé
du concert

de MIAM MONSTER MIAM
& LES LOVED DRONES

le 12 février à l'INTERNATIONAL
(Paris)

sur ce lien :

http://lachanteusemariefrance.fr.gd/MIAM-MONSTER-MIAM-ET-LES-LOVED-DRONES-le-12-fevrier-2011-a-l-h-INTERNATIONAL--k1-Paris-k2--.-.htm


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MIAM MONSTER MIAM
& LES LOVED DRONES

12 février 2011
à L’International (Paris) :

Concert immanquable pour les Freaksville addicts !
En effet, cela fait déjà un an et demi que l’équipe belge de Freaksville Record, menée par Benjamin Schoos alias Miam Monster Miam, n’a pas donné de concert dans la Ville Lumière de la reine du rock’n’roll Marie France. Dernier show parisien
en date : Phantom Featuring Lio le 26 septembre 2009
aux Trois Baudets.

Sous un nouveau nom depuis octobre 2010
— Les Loved Drones —, les ex-membres du groupe Phantom accompagnent désormais Miam Monster Miam, sur scène comme sur son nouvel album, “Femme plastique”. Un disque puissant, énergique, avec des compositions originales, carrés, réjouissantes et en français (le meilleur disque paru en 2010 avec l’album “5/5” des Shades).



De 21h15 à 22h05, le trio Joy As A Toy joue une pop progressive pénible, atroce et exécrable. Un calvaire sonore. Une musique prétentieuse, aux solos bavards et interminables. Les musiciens s’écoutent faire des solos, pensant “bien” jouer alors que justement, perdus dans leurs prétentions de virtuosité, ils jouent super mal tout en ne dégageant aucun feeling. Un fatras mollasson de grossiers assemblages de bœufs musicaux censés former des chansons. On ne prend aucun plaisir à les écouter "se regarder jouer". On a juste envie que le supplice s’arrête
le plus tôt possible.

La pop progressive, c’est horrible, tout le contraire du rock’n’roll. En subissant un tel groupe, on comprend pourquoi le punk est arrivé en 1977, en plein règne du rock progressif - même si au final, quelque part, rien n’a encore changé.

22h30, le moment tant attendu depuis le début de la soirée démarre : « Bonsoir l’Olympia ! Je suis Miam Monster Miam et voici Les Loved Drones ! » Lunettes noires, costume classe et rock’n’roll, chaussures blanches pointues, Miam (chant, guitare) est en totale pleine forme. Pendant une heure, il fera le show, se donnera sans compter. Tout comme ses acolytes : Jampur Fraize et Jérôme Mardaga (guitares), Brian Carney (clavier), Philippe Laurent (trompettes),
Jérôme Danthinne (batterie).



Ils démarrent par l’instrumental “A.rtificial R.adar T.urbulence” (qui ouvre aussi le CD), histoire de se chauffer, de se mettre en jambes.
Le son est excellent et le restera pendant tout le set. On entend bien tous les instruments. Le groupe est soudé, cohérent (comme toujours). Son enthousiasme et son plaisir de jouer sont communicatifs.

« Vous connaissez Plastic Bertrand ? “Ça plane pour moi, moi, moi, moi, moi !” (il rechantera ce gimmick vers la fin de la chanson, ND FG) Vous connaissez la “Femme plastique” ? Laissez-moi vous la présenter. »
Copain Miam introduit de cette façon le morceau du même nom, au texte inspiré de comics américains, de films de science-fiction de série B tendance “Cinéma de quartier” de Jean-Pierre Dionnet sur Canal + (le mercredi matin à 9h dans les années 1990). Et, peut-être, matiné d’un soupçon d’influence Métal Urbain option “Lady Coca Cola” (dans le thème du texte, la scansion rap et hallucinée, ainsi que la rythmique hoquetante). « (...) Elle parcourt l’univers / A la vitesse de l’éclair / Poupée pop ultrasonique / Vision fantasmagorique / Déesse métaphysique / Paralaxe spectroscopique / Héroïne au teint diaphane / Pin up de Roger Corman / Corman (com’on) Corman (com’on) Corman (com’on) / C’est la femme plastique ! »



« En 2009, j’ai présenté une chanson à l’“Eurovision” (“Copy Cat”, interprété par Patrick Ouchène, paroles de Jacques Duvall). J’ai obtenu 1 point. Je l’avais composée avec un autre perdant de l’“Eurovision” : Michel Moers, ex-membre du groupe Telex. Il m’a écrit les paroles de ce nouveau titre, “J’aurai ta peau”. » Les Loved Drones en livrent une lecture supersonique à guitares, avec refrain pop accrocheur. “J’aurai ta peau” est un idéal de rock francophone/français de 2010/2011. La batterie de Jérôme est ferme et pêchue, avec (comme sur le CD) son mini break bienvenu tendance “I Fought The Law” sur les passages « encore tes charmes » / « ce n’sra pas ton âme » (premier couplet) puis « et peau de velours » / « c’est toi qui perdras ton humour » (deuxième couplet).

Pour info, il existe sur internet soixante-huit (!) autres versions (baba, garage, Georges Brassens, punkachien, Neil Young, Arno, etc.) de “J’aurai ta peau”. Miam les a mises en ligne au fur et à mesure, chaque jour, durant le printemps et l’été 2010 en vidéos sur son compte Dailymotion (ouvert au public).



« Ça va Marseille ? Marcel ! Ça va Marcel, tiens est-ce qu’il y a des Marcel dans la salle ? Ah oui, il y a un Marcel, là. Marcel, celle-ci est pour toi. Elle s’appelle “Le roi des paranos”, une jolie chanson qui t’est dédiée ! » Le texte de ce r’n’r, avec sa rythmique équilibriste et le solo rock alternatif de trompette de Philippe Laurent, est écrit par Jacques Duvall. Sans doute à travers la voix de Miam et sous forme d’autodérision, docteur Jacques dresse-t-il là un autoportrait ironique de mister Duvall, une vision décadente et sympacool de lui-même : « J’boycotte les produits vantés / Dans les spots de publicité / Avant d’signer un contrat / J’le fais lire par mon avocat / Mais jamais je n’vérifie / Les mensonges d’une jolie fille / Le roi des paranos / Si tu veux qu’il passe l’anneau /
A ton doigt y’a pas d’problèmes / Dis-lui juste que tu l’aimes »



« Est-ce que vous aimez le blues ? Est-ce que vous aimez l’Allemagne ? Oui ? Alors voici un blues allemand : “Blues automatiek” ! » Ce blues’n’roll carré, ayant pour uniques paroles les mots « blues automatiek » (plus un passage de quelques phrases en allemand chanté par Benjamin) est représentatif de la dinguerie créative de Miam et des musiciens évoluant au sein de Freaksville Record.

Pendant ce quasi-instrumental (rythmé vocalement donc par les deux mots précités), Miam présente à sa façon, spontanée, camaradesque et bon esprit quelques-uns des membres du groupe : « À la guitare, un Allemand justement (en fait, il est pas Allemand mais c’est une private joke faite par Miam, ND FG), Jampur Fraize ! Au clavier, un Anglais, Brian Carney ! » En référence au chapeau feutre et aux lunettes noires et au chapeau feutre noir portés par Philippe Laurent, Miam balance de façon benoîtpoelvoordienne : « À la trompette : Alain Bashung ! »



Suit une reprise jazzy rock de “Intoxicated Man” du Serge Gainsbourg fifties, l’un des maîtres francophones (avec Duvall) de Miam.

« Encore un titre en rapport avec l’Allemagne — j’ai eu un diplôme d’allemand ! Voici un titre de kraut rock. Si vous voulez danser, c’est le moment dance du set ! » En effet, moment précieux et privilégié pour les Parisiens qui n’ont pas eu la chance (car à des milliers de kilomètres de la Porte de Clignancourt) d’assister au concert de Phantom Featuring Marie France le 7 octobre 2010 à l’Underbelly Club à Londres : Miam et ses chouettos Drones rejouent l’instrumental “Contact” (musique de Gainsbourg,
chanson créée par Brigitte Bardot en 1967) sur lequel
Marie France avait posé sa voix en direct live ce soir-là
à Londres.



Au niveau musical et état d’esprit r’n’r, c’est une version largement meilleure que celle, studio et originale, de BB. Elle est prodigieuse, intense, hypnotique. Brian Carney sort de son clavier des monts et merveilles sonores, genre new wave dingotte, robotique et organique.

Les trois guitaristes Miam, Jérôme (Mardaga) et Jampur font tourner et monter la sauce, sans lasser une seconde le public, sur la rythmique massive de Jérôme (Danthinne) et Pascal. Ca dure six, sept, huit minutes comme cela, on se régale. Aussitôt, toujours sur le même instrumental, Benjamin chante l'intégralité du texte de “J'écoute une K7 de la vedette” :« (...) J’entends les mots que je répète / Ah ah ah, 1 2 3 4, 1 2, 3 4 / Fin de face B, recommencer / Ah ah ah, 1 2 3 4, 1 2 3 4 » A cela, il rajoute le gimmick (ne figurant pas sur la version CD) « Play Start Pause ! Play Start Pause » toujours avec le même débit. Magnifique !




« Vous connaissez Charleroi ? Un véritable coupe-gorge.
À Charleroi, il y a une ligne de métro… avec deux
stations ! » Ambiance apocalyptique avec le fameux “Charleroi 2035”, bénéficiant d’un vidéoclip high tech (visible sur internet) pleine d’humour freaksvillien. Là aussi, texte de Duvall. Une vision terrifiante, hallucinogène, des grandes métropoles du futur, “Los Angeles 2013” transposée au pays d'origine de Lio et de Johnny Hallyday deux décennies plus tard.

Vers la fin du morceau, pour bien nous fiche la trouille, Master Miam, à bloc dans son personnage de Super Héros luttant contre les forces du Mal, dit : « Alors, vous voulez toujours vivre à Charleroi ? On trouve de tout, de la drogue, des armes… » Puis hop, toujours durant “Charleroi 2035”, il reprend la présentation des musiciens là où il l’a laissé vingt minutes plus tôt, avec humour : « À la batterie, un boucher, Jérôme Danthinne ! À la basse, un ours, Pascal “Scalp” Schyns !"



“Erotoman” est le moment faible du show. Ca fait d’ailleurs un peu penser, en mieux quand même, à la prestation de Joy As A Toy ou à Pink Floyd. Les Loved Drones jouent cette chanson (à la base sur un tempo lent) de manière ralentie, prolongée, psychédélique et cosmique.

Certes, cela se prête totalement à l’ambiance du texte. Mais la version qu’ils ont jouée à Bruxelles le 19 janvier 2011 pour les 5 ans de Freaksville Record (et diffusée sur le web par Miam) est beaucoup plus pertinente et percutante.

En effet, le 19 janvier au Botanique (Bruxelles),
Miam chantait exactement les mêmes paroles
mais sur fond de reprise, tendance blues rock, du thème du “Pénitencier” de Johnny Hallyday. Et là, ça fonctionnait carrément. Avec en plus un aspect hommage bonne franquette à l’un de leurs compatriotes, mister Jean-Philippe Smet, le Forever King du rock’n’roll francophone (le plus grand rocker scénique au monde avec son alter ego féminine, Marie France).



Soudain, on reprend du poil de la bête : « Brian, do you want to sing a song? », demande Miam à Mr Carney, au clavier — Yeah ! « OK ! Brian va chanter ce qui est un peu notre hymne. » Et c’est parti pour un “Blitzkrieg Bop” (version originale : les The Ramones) punk rock 1977 à fond les ballons. Avec un Brian qui saute en l’air, et dont l'accent anglais est bien sûr impecc’ (c’est sa langue maternelle), soutenu par les Drones.

Le final, démentiel, ce sera un instrumental qui, sauf erreur, est une reprise (sans paroles) du groupe kraut
Neu ! (sous réserves). Mister Miam, en transe intérieure, les yeux fermés pendant une bonne partie du morceau, le jouera agenouillé sur scène, sa guitare dans les mains. Il en sort un lancinant son surf Shadows Vincent Palmer. Autour de lui, Les Loved Drones bâtissent une charpente sonore intense, rocky, parfaite.



23h30, c’est la fin du set. Dans L’International, c’est blindé de tous les côtés : le sous-sol où a lieu le concert, le rez-de-chaussée (salle principale) où se trouve le bar, et enfin la devanture extérieure.

Tout comme c’était le cas depuis 2006 sous le nom de Phantom en accompagnant Marie France, Jacques Duvall ou Lio, Miam & Les Loved Drones ont offert une performance éblouissante, revigorante, tendance électrochoc, aussi réussie et impeccable que l’album
“Femme plastique”.



C’était un terrible moment de rock'n'roll,
la continuation parfaite du groupe Phantom. Les musiciens Freaksville sont des génies qui s’ignorent. Qu’ils continuent comme ça à faire un maximum de concerts ensemble (encore plus à Paris), quel que soit le nom sous lequel ils se produisent, pendant plein d’années encore. En continuant d'accompagner régulièrement sur scène (à Paris et ailleurs) Miam, Marie France, Jacques Duvall, etc. Qu’ils entrent le plus tard possible dans les livres d’histoire, figés, inamovibles, du rock (en) français.

D’ailleurs, Duvall avait déclaré en interview au printemps 2009, lors de la sortie de son album “Le cowboy et la call-girl” : « Je crois que je suis accompagné par le meilleur groupe du monde. »

François Guibert
(20 février 2011)

N.B. : Miam Monster Miam & Les Loved Drones
seront de nouveau en concert à Paris :
les jeudi 28 et vendredi 29 avril 2011
au Centre Wallonie Bruxelles

(46 rue Quincampoix, 75001 Paris).
Entrée : 6 euros (prix top cool).
Places en ventes ici :

http://www.fnacspectacles.com/place-spe ... -WA28A.htm


Image
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Re: “MARIE FRANCE visite BARDOT”

Messagede GUIBERT FRANCOIS le Jeu 24 Fév 2011 13:05

En ligne depuis ce jeudi 24 février à 11h :

compte rendu détaillé
de la lecture publique
de "QUERELLE DE BREST"


le 28 janvier 2011
au VINGTIEME THEATRE

avec MARIE FRANCE
dans le rôle de MADAME LYSIANE


sur ce lien :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/MAR ... k2--.-.htm


Image
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Re: MARIE FRANCE + MIAM & LOVED DRONES 28 & 29/04 Paris

Messagede GUIBERT FRANCOIS le Dim 03 Avr 2011 21:51

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Compte rendu

"MARIE FRANCE
et PHILIPPE CALVARIO
au 'café-débat' autour de COPI
le 2 avril 2011 au foyer
de l'ATHENEE THEATRE LOUIS JOUVET (Paris)"


sur ce lien :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/MAR ... k2--.-.htm



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MIAM MONSTER MIAM & LES LOVED DRONES
+ MARIE FRANCE
+ JACQUES DUVALL

en concert
les deux soirs (jeudi 28 et vendredi 29 avril)

+ PASCALE BOREL & ALEX ROSSI le jeudi 28 avril

+ ALISTER le vendredi 29 avril

au CENTRE WALLONIE BRUXELLES
(46 rue Quincampoix) à PARIS 4e



Places : 6 euros par soir.

(j'y serai les deux soirs :) )


En vente à la Fnac :
http://www.fnacspectacles.com/place-spe ... -WA28A.htm

Image
Site 2017 sur MARIE FRANCE : http://lachanteusemariefrance.fr.gd/

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Re: MARIE FRANCE + MIAM & LOVED DRONES 28 & 29/04 Paris

Messagede Favinet le Jeu 07 Avr 2011 12:31

Chronique du DVD “IL Y AVAIT UNE FOIS FREAKSVILLE” (2011)
sur ce lien :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/MAR ... k2--.-.htm


Image
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Re: MARIE FRANCE + MIAM & LOVED DRONES 28 & 29/04 Paris

Messagede adonf le Jeu 07 Avr 2011 14:02

c'est l'équivalent guibertien d'un porno
le forum unite ne mourira jamais
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Re: MARIE FRANCE + MIAM & LOVED DRONES 28 & 29/04 Paris

Messagede poche le Jeu 14 Avr 2011 11:57

Elle est drôlement jolie!
Dire qu'elle pourrait être mon grand père!
Quitte à choisir entre puer la frite ou la bite... j'ai choisi mon camp LNA
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Re: MARIE FRANCE + MIAM & LOVED DRONES 28 & 29/04 Paris

Messagede MKS le Jeu 14 Avr 2011 20:54

poche a écrit:Elle est drôlement jolie!
Dire qu'elle pourrait être mon grand père!

Ça je sais que ça va faire souffrir le GF...
Poche salope !
kiss
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Re: MARIE FRANCE + MIAM & LOVED DRONES 28 & 29/04 Paris

Messagede GUIBERT FRANCOIS le Sam 23 Avr 2011 21:07

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Compte rendu de
la "Marche européenne contre la vivisection"


(manifestation organisée entre autres
par la FONDATION BRIGITTE BARDOT
et soutenue par MARIE FRANCE)


Samedi 23 avril 2011 à Paris (75) :


en ligne sur ce lien :
http://mariefrance.forumactif.net/t174- ... ndu-tracts
Site 2017 sur MARIE FRANCE : http://lachanteusemariefrance.fr.gd/

Site 2017 sur HEARTBREAK HOTEL + THE HELLBOYS + NIKOLA ACIN : http://heartbreakhotelthehellboysnikolaacin.fr.gd/
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Re: MARIE FRANCE 28 & 29/04 Paris : compte rendu

Messagede GUIBERT FRANCOIS le Dim 08 Mai 2011 22:58

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Compte rendu
des deux concerts

de

MIAM MONSTER MIAM
ET LES LOVED DRONES

+ MARIE FRANCE

+ JACQUES DUVALL

+ PASCALE BOREL

+ ALEX ROSSI

+ ALISTER

+ SABINO ORSINI

Jeudi 28 et vendredi 29 avril 201

au Centre Wallonie-Bruxelles
(Paris) :

en ligne sur ce lien :

http://lachanteusemariefrance.fr.gd/MAR ... k2--.-.htm


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De ces deux concerts-électrochocs et percutants made by Freaksville Record, le plus scotchant, au niveau impact sonore, est celui du vendredi 29. Dès 20h30, heure où commence le concert, la salle — capacité d’accueil : 165 places — est quasi complète, à vingt fauteuils près. Or, le jeudi 28, la mauvaise habitude des Parisiens à arriver toujours trente minutes en retard par rapport aux horaires indiqués sur les tickets de concerts fait que les sièges ne se rempliront qu’au fur et à mesure des chansons.

Le 29, les voix sont super nettes et claires durant l’intégralité du show, et ce dès “La femme plastique” (deuxième titre du set). La veille, quel que soit l’endroit où l’on se trouve dans l’assistance, il faut attendre le huitième morceau (“Il doit y avoir un truc” de Jacques Duvall) pour que la voix de Miam soit dans les enceintes au même niveau, ou plus, que le son des instruments.

Le 28, le public est, disons, dans la retenue et la sobriété. Le 29, les spectateurs sont beaucoup plus extravertis, en ébullition dès “A.rtificial Radar Turbulence”, pétaradant générique d’ouverture. Jusqu’au dernier morceau (l’instrumental surprise, non prévu, “Rumble” de Link Wray), on entendra des sifflements (positifs) et autres hurrahs enthousiastes de la part des spectateurs.

En tout cas, chacun des deux soirs, la qualité d’écoute des spectateurs plus l’attention portée par ces derniers aux artistes présents sur scène seront exactement les mêmes. Et ça, un public concerné par ce qu’il se passe sur scène, venu à 100 % pour les Loved Drones et leurs invités, et pas pour se montrer ou faire le beau comme si on était dans un cocktail mondain à la noix, c’est inestimable.

« Je suis très heureux d’être ici ce soir ! En plus, on est un peu ici comme chez nous : le Centre Wallonie-Bruxelles », annonce Miam en intro de “La femme plastique”. Il s’agit du titre éponyme de son dernier opus. Ce disque est un nouveau chef-d’oeuvre Freaksville, le meilleur album sorti en 2010 (avec le CD “5/5” des Shades). Excitation, énergie, intensité, créativité, vraies chansons 1 2 3 4 carrées, superbement construites et arrangées (le tout en quelques jours seulement, à Londres à l’automne 2009) : voilà ce que sont, sur scène comme sur platine laser, les Loved Drones — et, de manière plus générale, les productions Freaksville (Phantom, Jacques Duvall, etc.).

"J'ai écrit cette chanson alors que j'étais à Moscou dans le cadre de l'Eurovision pour représenter la Belgique avec un autre titre interprété par un chanteur rockabilly, se souvient Miam. On a obtenu... 1 point. Je remercie l’Azerbaïdjan, ou le petit pays qui a voté pour nous ! » Miam interprète alors “J’aurai ta peau”, en duo avec Alex Rossi. Un genre de rock'n'roll radio song francophone parfaite, dans la lignée des inoubliables tubes french pop de la fin des années 1980, et que le paysage musical français n'offre plus depuis deux décennies.

« Avec Jacques Duvall, on a fait cette chanson à propos d’un type qui ne fait confiance qu’aux mensonges des jolies filles. » “Le roi des paranos” est un épatant morceau bastringue mais version classe, plein d’évidence et de joie. Avec, en plus, le solo 100 % rock alternatif, millésime 1989 justement, de trompette enchanteuse de Philippe Laurent au milieu du titre. Philippe, par ailleurs, apposera le son de sa trompette, entre probable background jazz et énergie live alternative, sur la plupart des titres joués, via des solos ici ou là, plutôt que de façon rythmique.

« Voici du germano-italo-belge : “Blues Automatiek” ! » Un super instrumental, à la rythmique implacable. On retrouve du blues avec les sons d’harmonica azimutés que joue Miam. Et de l’electro pop par la voix de Miam qui, à travers une sorte de Vocoder, chante « Blues Automatieeeeek ! Blues Automatieeeek ! » (les seules paroles de la chanson), accompagné des sons déglinguos qu’il triture sur cette même machine. Il y a même du hip hop aussi, via le flow que dégaine l'invité rapper Sabino Orsini pendant une douzaine de vers en italien. Après un break vocal a cappella d’une vingtaine de secondes de « Blues automatiektiektiek » où Miam délire joyeusement, le morceau reprend de plus belle, dans une ambiance électrisante.

Arrive l’un des deux moments banaux du show (avec plus tard, dans un autre genre plus à la Pink Floyd matiné d’une ambiance progressive rock, “Erotomane”) : “Intoxicated Man”, une reprise jazzy de Serge Gainsbourg sous influence pop louche freaksvillienne par Miam.

Le premier soir, les paroles sont inaudibles. Par contre, on les entend bien lors du deuxième concert. Quelque part, ce qui cloche, c'est que la musique d'“Intoxicated Man” est “différente” des autres titres du set, ce qui fait que cette reprise est presque hors sujet. Ou, en tout cas, assez classique dans sa forme. Elle est épurée, ou plutôt sonnant presque comme du jazz “normal”, avec quasiment juste les balais de Jérôme Danthinne frottés contre sa caisse claire et la basse de Pascal “Scalp” Schyns. Plus quelques sons au clavier de Brian. Bon.

« On va continuer dans les gainsboureries. Dans les années 80, elle faisait partie de Mikado, un groupe que j’ai beaucoup écouté quand j’étais adolescent. C’était sur Les Disques du Crépuscule. Je vous demande d’accueillir Pascale Borel ! » Pascale, elle aussi, subit la sonorisation vocale approximative le premier soir (mais pas le deuxième) lors de sa reprise bon esprit de “Contact”. En robe rouge, tout en chantant, elle fait des gestes d’automate, un peu comme Robby le Robot dans le film “Planète interdite” (1956). Pour être raccord avec la prestation de BB dans son “Show Bardot” de 1968 sur ce titre. Et pour que cela corresponde à l’ambiance “années 1960, retour vers le futur” que suggère cet ovni poppy made by Gainsbourg pour l’égérie BB.

D'ailleurs, le 29, pendant que Pascale chante “Contact”, on devine le clin d’oeil fait à Brigitte Bardot par Marie France. En effet, située derrière le rideau de scène (même si nous, le public, ne la voyons pas), notre miss France diffuse sur scène puis dans la salle, discrètement mais sûrement, l’odeur de L’Heure Bleue de Guerlain. Il s’agit du parfum fétiche de la Reine du rock’n’roll, celui qu’elle utilise depuis de nombreuses années.

« Le prochain invité qui va venir sur scène, j’ai écrit une centaine de chansons avec lui. C’est un grand honneur pour moi dans ma vie de l’avoir rencontré : le grand, l’unique Jacques Duvall from Brussels ! »

Relax (faussement, car sans doute stressé à l’idée de chanter en public), le maestro Duvall arrive alors, de l’entrée des loges où il assistait, peinard, à tout le début du show : "Ah, c'est une belle soirée, les Loved Drones derrière moi, le tout-Paris devant moi ! Tiens, y a-t-il des Flamands dans la salle ?" Un « ouii ! » masculin se fait entendre. « Aaah ! Eh bien (Jacques s’adressant alors audit Flamand), je te dédie cette chanson ! C’est un grand classique Freaksville, sur le premier album “Hantises” de Phantom, paru en 2006. »

— De quoi parle cette chanson, Jacques ? Car je n’ai pas vraiment écouté le texte, dit Miam (ça tourne soudainement à un sketch à la Brok & Chnock entre Duvall et lui).

« Eh bien, si tu veux, Benjamin, c’est l’histoire d’un pauvre prestidigitateur qui est amoureux de son assistante. Elle doit normalement se faire découper en deux — pour rire. Sauf que, parfois, les choses ne se passent pas toujours comme on le voudrait... »

Le premier soir, variant les plaisirs, Jacques présente “Il doit y avoir un truc (c’est pas possible !)” comme ceci : « Je tiens à dédier le morceau qui va suivre à l’une de nos idoles, une grande actrice : Annie Girardot. Je m’identifie à elle. Comme elle, je suis atteint par la limite d’âge et Alzheimer, ce qui explique le 'copiant' (feuille sur laquelle il y a les paroles mais dont, en fait, il n’aura pas besoin) que je tiens à portée de main."

Jacques a beau clamer partout dans ses interviews (presse, radio) qu’il ne sait pas chanter, il se trompe : c’est un sacré chanteur de blues, de rock’n’roll. Il est l’antithèse totale des rois de la technique vocale, et si ennuyeux à entendre, tels que Luciano Pavarotti ou Florent Pagny. Et justement, sa voix rauque du vingt-et-unième siècle est prenante, captivante. Elle est d’ailleurs très différente et toute aussi super à entendre que sa voix masculinement féline de ses 45 tours et 33 tours des années 1980 (sur des musiques notamment de Jay Alanski).

Sur scène, sa timidité naturelle (« qui peut parfois passer pour de l’arrogance », déclarait-il récemment dans le magazine Longueur d’ondes) fait qu’il devient une sorte de talentueux Fou Chantant incontrôlable, échappé de l’asile le temps d’une prestation sur scène. Mais sans que ce soit non plus n’importe quoi, attention. Bien qu’habillé en tenue de ville (même sur scène, il garde son blouson avec lequel il est venu), il dégage quelque chose d’intense, dans la façon de se tenir — rigide, nerveuse, ou bien se pliant quasiment en deux à certains moments — comme dans sa voix. Pour “Il doit y avoir un truc (c’est pas possible !)”, il prononce chaque mot qu’il a écrit avec une réjouissante maniaquerie, une intensité de psychopathe qui font plaisir à voir et à entendre.

Sur deux vers, à la fin du morceau, il prend une intonation super drôle, totale Johnny Hallyday 70s allant à fond dans le trip crooner dans un show Maritie & Gilbert Carpentier, mixé à la voix pachydermique d’Elvis à Las Vegas. Enfin, il improvise les mots suivants en hurlant comme un forcené kimfowlesque : « Je vais pas passer ma vie ici, au Centre Wallonie, où il y a un seul Flamand et plein de Wallons ! Pitiééé, pas çaa !"

Duvall, c’est le meilleur parolier francophone (avec Jean-William Thoury). Il est plus pertinent, moins “gros sabots” que Serge Gainsbourg, dans sa façon d’aborder les thèmes, de les retourner, de les aborder (un exemple parmi des centaines d’autres : “Quand vas-tu te décider à me décevoir ?” pour Alain Chamfort, d'ailleurs présent dans la salle les deux soirs).

« Vous connaissez Charleroi ? C’est le Bronx. On y trouve des dealers, des traficants d’armes, etc. Voici une fiction futuriste, étalée sur plusieurs années. J’ai beaucoup travaillé avec un ami universitaire. Je me suis documenté auprès de nombreuses sources : “Charleroi 2035”. » Sur une musique lancinante spéciale serial killers, ce texte, signé Jacques Duvall, est comme un miniscénario de film. Il met en exergue l’une des chouettes marottes de Miam, à savoir la science-fiction de série B ou Z, les nanars dont sont friands (entre autres) Jean-Pierre Putters du magazine Mad Movies, Jean-Pierre Dionnet, les The Cramps, etc.

« J’ai fait un rêve. Tout le monde en fait mais pas celui-là : j’ai rêvé de la création métaphysique de l’univers cosmique. Et là, soudain, Erotoman m’est apparu. Voici donc une de mes poésies — car je suis aussi poète — sur une musique improvisée à partir d’une musique de film de Dario Argento que j’aime. » “Erotoman” est le moment psychédélique, voulu et assumé comme tel par Miam, du show Loved Drones : son planant, guitares étranges, tempo ralenti, vibrations 70s garanties.

Toutefois, la version présentée par le groupe le 19 janvier à Bruxelles, et mise en ligne dès le lendemain sur internet par Miam, est beaucoup plus éclatante : il s’agit du même texte mais sur la musique du “Pénitencier” de Johnny Hallyday (proche d’ailleurs des arrangements du “Flashback Tour” 2006/2007 d’Yvan Cassar).

« Une petite surprise, maintenant : en 2009, on a sorti “Phantom Feat. Lio”, un disque excellent (à ce moment, on entend dans la salle la voix de Lio, assise vers le 7e rang, qui confirme d’un « ouaaiis !! » résonnant dans toute la salle), un des chefs-d’oeuvre de Freaksville. On a beaucoup tourné avec Lio. Et lors de ces concerts, on a souvent joué le morceau qui vient, interprété ce soir par Alister : “Amoureux solitaires” (1). »

Chez d’autres jeunes artistes plus strictement chanson française, la démarche débonnaire, cool Raoul, et le phrasé vocal en apparence nonchalant — mais en fait travaillé, un peu comme l'est celui de Daniel Darc — apparaîtraient comme de l’arrogance ou du je-m’en-foutisme. Alister, lui, avec cette façon de faire croire qu’il va dérailler puis de se raccrocher aux mots à la fin du vers, assure, lorsqu’on l’écoute reprendre cette chanson.

La relecture musicale des Loved Drones de ce tube, avec basse, batterie, guitares, est meilleure que l’instrumental de la version studio originale (très bien produite) car plus vivante, plus live.

« En 2008, on a sorti un album intitulé “Phantom Featuring Marie France”, sur lequel se trouve la chanson “Les nanas”. » Benjamin envoie le riff d’intro de ce blues rock’n’roll qu’il a écrit pour la Seule Vraie Chanteuse de r’n’r au monde. Celle-ci arrive du fond de la scène au même moment, lovée dans une robe panthère, la chevelure désormais rousse (comme sur la pochette du 33 tours “39° de fièvre”).

Avant même qu’elle ne chante, Marie France subjugue l’assistance par sa beauté, sa présence animale, son charisme inné, sa manière digne, forte et charmeuse de se déplacer. Chacun des deux soirs, elle livrera une prestation phénoménale d’une bonne vingtaine de minutes (soit au total quasiment trois quarts d’heure), aussi intense l’une que l’autre.

Sur “Les nanas”, par exemple, en passant des couplets au refrain, elle multiplie de façon spontanée et naturelle les intonations. Ce texte pro-féministe est encore un exemple parfait de l’art qu’a Duvall de traiter d’un thème en prenant (en apparence et de façon astucieuse) le contrepied de celui-ci. Le tout avec un coupable, délicieux et malin plaisir. Depuis son premier 45 tours “Déréglée”/ “Daisy” où il écrivait déjà ses textes, Marie France est pleinement conscience d’être servie par ce génial auteur, qui lui offre à chaque nouvelle chanson des textes-bijoux inattendus, surprenants et souvent à double sens.

« Je suis très heureuse de revoir mes amis, Miam Monster Miam, les Loved Drones, ex-Phantom,déclare-t-elle, très émue. J’espère qu’on reviendra jouer ici. Voici “Bleu”, autre titre extrait du magnifique album “Phantom Featuring Marie France”. » Elle prononce le mot « magnifique »
sur un ton quasi intimiste. Comme si elle le disait spécialement pour Miam Monster Miam, à ses côtés, soudain lui aussi touché par ce compliment concernant ce disque qu’il a produit et dont il a composé neuf morceaux sur dix.

Pour la pépite “Bleu” (illustrée de lumières bleues, justement), l’orchestration est différente du CD “Phantom Featuring Marie France”. Elle est présentée avec un autre son que la scintillante ballade féérique, aux guitares sixties, que l’on pouvait entendre sur scène en 2008/2009 avec Phantom (dont faisait partie le batteur Geoffroy Degand). Là, sous le nom Loved Drones, avec un troisième autre guitariste (Jérôme Mardaga) et le batteur Jérôme Danthinne (au son plutôt « pop anglaise », comme le décrit le guitariste Yan Péchin, présent dans la salle), le “Bleu” de Marie France se voit coloré d’arrangements noisy sound mais délicats et subtils. Et avec, via le jeu de Jérôme Mardaga, des six-cordes plus cold rock 80s qui se mêlent au gimmick sixties poppy chouettos guitaristique principal (joué par Miam), sur lequel repose le morceau.

« Flashback avec la première chanson que m’a écrite Jacques Duvall, c’était en pleine période punk : “Déréglée”. » Les Loved Drones retrouvent illico le son de la version 1977 originelle. Avec une sacrée puissance scénique et leur musicalité r’n’r. Sur cette chanson, Marie France prend un ton aiguë, impeccablement hargneux, afin de coller à l’esprit authentiquement punk de ce titre, toujours plébiscité en 2011 par les fondus de garage music.

« De mon album “39° de fièvre”, une reprise de “Fever”, adaptée en français par Boris Vian : “39° de fièvre”. » Dès que Marie France chante ce titre, la température grimpe encore plus. Claquant des doigts, elle chante de sa voix sensuelle et douce ces phrases beaucoup plus adaptées
à elle et à sa personnalité qu’à Gabriel Dalar, le premier à avoir interprété ce texte en 1958 (mais de façon trop sage et un peu gauche). « 39, ça circule, comme dans les marmites de l’enfer / 40 ! Ca grésille / Ah quelle jolie façon de brûler, quelle jolie façon de brûler... » : à travers ce texte, la Princesse Electrique nous emmène avec elle dans son paradis bien réel.

Son tempérament de Fujiyama Mama fait des étincelles vocales et visuelles quand elle interprète “Le diable en personne”. Les Loved Drones jouent ce rock’n’roll chaud bouillant avec la même grâce électrique que Vincent Palmer et Dynamite Yan (de Bijou) le font sur le 33 tours “39° de fièvre” (le plus grand disque de cinquante ans de rock français, avec “Les rocks les plus terribles” de Johnny Hallyday).

A deux reprises, elle vient auprès des bienheureux et ravis spectateurs premier rang pour danser de façon attractive et sexy. Pendant, par exemple, le solo de guitare de Miam sur “Le diable en personne”.

Fougue, classe, élégance, maîtrise totale du show tout en laissant libre cours à son sens de l’improvisation, à sa façon d’être en interactivité totale avec chaque personne présente dans la salle : c’est entre autres ce que délivre Marie France en concert.

Les retrouvailles scéniques de Marie France avec les ex-Phantom devenus Loved Drones fonctionnent à plein régime. Il faut absolument que les géniaux musiciens de Freaksville continuent d’accompagner la Déesse Magique au fil des mois et années à venir. Voire même qu'ils lui concoctent de nouvelles chansons conçues sur mesure pour elle par Duvall (paroles) & Miam (musiques). Il y a entre Elle et Eux une alchimie parfaite, idéale, appuyée par l’écriture duvallienne.

Présent le jeudi 28, Brian “Android 80” Carney apporte aux Loved Drones avec son clavier des sons electro 80s synthétiques hypnotiques (par exemple, pendant “Contact”). Ca sonne beaucoup plus wild r’n’r que
new wave pop rock gentillette, et tant mieux. Il chante au rappel, en sautant en l’air comme un dingo, toujours muni de ses lunettes noires caméras, une reprise punk rock allumée de “Blietzkrieg Bop” des The Ramones. Le 29, il est en revanche absent « pour cause de mariage princier », comme l'annonce mister Miam sur un ton amical poelvoordien coolos — plus probablement, Brian doit fêter ce jour-là son 47e anniversaire (mais avec un état d’esprit de 17 ans — et ça, c’est top positif).

Le 29, à la place de “Blietzkrieg Bop”, on a droit lors du rappel, en plus de l’improvisée relecture de “Rumble” (Link Wray) en final, à “J’aurai ta peau”, cette fois entièrement chanté par Alex Rossi.

« Ce type, Alex Rossi, est un génie, lance Miam. Tiens, j’aimerais que tu interprètes en entier la chanson »
— « Houlà ! Euh, c’est-à-dire que j’ai bossé que le deuxième couplet, moi », s’inquiète en direct et dans le micro mister Alex. Self control, ce dernier pose près du pied de micro ses deux feuilles A4 où il a griffonné au feutre rouge les paroles de “J’aurai ta peau”. Et se lance, option “qui m’aime me suive”, les Loved Drones derrière lui, en solo sur le premier couplet, le deuxième, plus les refrains. Hop, passage réussi ! Il chante donc sans encombre ce titre rock’n’roll francophone idéal.

A la fin de sa prestation, il lui vient un cri du coeur : « Je remercie Miam Monster Miam et les Loved Drones. Je voudrais dire quelque chose : ça serait drôlement bien si on pouvait laisser Miam faire des disques en France en tant que réalisateur-producteur artistique. »

« Voici un instrumental sur deux accords, poursuit Miam. J’aime bien cela, je vais rentrer en transe pendant que je vais le jouer ! » Il s’agit du titre “Neu !” du groupe Can, un instrumental dont, a priori, l’original serait du krautrock (pour ceux qui savent ce que c’est). Miam entre alors dans une sorte de voyage intérieur, agenouillé sur le sol, sortant de sa six-cordes des sons surf’n’roll du tonnerre. Le groupe, soudé, l’accompagne en produisant un son énorme, fascinant, avec une assise solide et carrée.

« Je pourrai dire à ma maman, qui habite Charleroi, que j’ai fait un triomphe à Paris ! On va terminer par un instrumental de Link Wray, “Rumble”. Imaginez le bruit des vagues », dit-il en faisant, en mode Michel Dejeneffe, ce son précis et estivale avec sa bouche. Avant d’ajouter : « Je fais très mal le bruit des vagues. » La surf attitude de “Rumble” version Miam et ses Drones clôture en beauté ces deux soirées offertes par Marie France, Miam, Jacques Duvall, Jampur Fraize, Jérôme Mardaga, Philippe Laurent, Brian Carney et leurs invités.

Quand on assiste aux concerts Freaksville et/ou que l’on écoute les productions de ce label (“des disques qui rendent heureux”, pour reprendre l’un des slogans sur les flyers Freaksville), on trouve d’une fadeur effrayante, d’une triste banalité et d’un conformisme absolu le rock français actuel (sauf exceptions, notamment le rockabilly). Freaksville : le label le plus cool et rock’n’roll qui soit (avec Bonus Tracks Records), en plus d’être ultra réactif entre le moment où les musiciens enregistrent un disque et où celui-ci sort (à peine quelques mois, alors qu’en France, ça met un an et demi à deux ans pour que le disque sorte). Pour à chaque fois un résultat artistique dynamique, créatif et talentueusement dingo. Vive les Freaksville men and women !

François Guibert
(7 mai 2011)


(1) : Concernant “Amoureux solitaires”, comme l’écrit Lio dans son livre “Pop model” (pages 60 et 61, paru en 2004 chez Flammarion), les paroles en français sont en réalité écrites par Jacques Duvall. Et non pas par Elli Medeiros. Même si c’est elle qui a signé officiellement ce texte et qui, donc, touche les droits d’auteur depuis 1980.

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Dessin de Marc Le Gall (mai 2011) :
"L'attaque des neuf fantastiques à Freakstown"
Site 2017 sur MARIE FRANCE : http://lachanteusemariefrance.fr.gd/

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Re: PHANTOM Feat. MARIE FRANCE 2011 : nouvel album

Messagede GUIBERT FRANCOIS le Jeu 11 Aoû 2011 23:10

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© Xavier San Juan
(2008)



Nouvelle page


(mise en ligne ce jeudi 11 août au soir)


"2011 :
soyez les producteurs
du nouvel album
de PHANTOM FEATURING MARIE FRANCE"


sur ce lien :

http://lachanteusemariefrance.fr.gd/201 ... NCE-.-.htm

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© Richard Dumas
(2007)

Site 2017 sur MARIE FRANCE : http://lachanteusemariefrance.fr.gd/

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Re: MARIE FRANCE & LES FANTOMES : nouvel album

Messagede HELLBOYS & NAAST Fan le Jeu 25 Aoû 2011 21:10

Une vidéo artisanale et non officielle

autour de la chanson "DAISY" (1977)
de MARIE FRANCE

(paroles de JACQUES DUVALL,
musique de JAY ALANSKI
)

est en ligne depuis aujourd'hui

sur ce lien :
http://www.youtube.com/watch?v=Ee7ts6seSKk


Image

Site 2017 sur MARIE FRANCE : http://lachanteusemariefrance.fr.gd/

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Re: MARIE FRANCE & LES FANTOMES : nouvel album

Messagede GUIBERT FRANCOIS le Dim 23 Oct 2011 15:47

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Nouvelle page


« Comptes rendus détaillés

de la séance cinéma spéciale MARIE FRANCE
(samedi 8 octobre)

et de la cérémonie de clôture du festival "CHERIES CHERIS"
(dimanche 16 octobre),

avec MARIE FRANCE dans le jury,

au FORUM DES IMAGES (Paris) »


sur ce lien :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/Com ... k2--.-.htm



Image


Ci-dessus :
la présidente du festival "CHERIES CHERIS"
et le jury catégorie "longs métrages".

De gauche à droite, debout :
PASCALE OURBIH (présidente),
XAVIER LEHERPEUR,
PASCAL CERVO,
URSULA DEL AGUILA.
Assises : MARIE FRANCE
et BLANCA LI.


(© Kael Block,
16 oct. 2011)


Site 2017 sur MARIE FRANCE : http://lachanteusemariefrance.fr.gd/

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Re: MARIE FRANCE & LES FANTOMES : nouvel album

Messagede GUIBERT FRANCOIS le Dim 06 Nov 2011 23:57

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Nouvelle page spéciale,
avec chronique détaillée,


« MARIE FRANCE
dans le court métrage "THE NAMELESS SPECTACLE"
de JESPER JUST,

dans le cadre de l'expo "THE UNKNOWN SPECTACLE"
du 21 octobre 2011 au 5 février 2012
au MAC/VAL de Vitry-sur-Seine »


sur ce lien :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/MAR ... k2--.-.htm

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Court métrage
“THE NAMELESS SPECTACLE” (2011)
(réalisé par JESPER JUST)

avec MARIE FRANCE et SWANN ARLAUD

dans le cadre de l’exposition
“THIS UNKNOWN SPECTACLE”
de JESPER JUST
du 21 octobre 2011 au 5 février 2012
au MAC/VAL de Vitry-sur-Seine (94) :

Marie France est l’héroïne, le personnage central, l’actrice principale d’un court métrage à visionner au Mac/Val en simultané sur deux écrans géants de 20 mètres de large chacun. L’autre et unique acteur de “The Nameless Spectacle” est Swann Arlaud (né en 1982).

Ce film d’une douzaine de minutes a été tourné par Jesper Just aux Buttes Chaumont la dernière semaine d’août 2011. Il est le pivot de l’exposition “This Unknown Spectacle”, de Jesper Just également.

Le vernissage a eu lieu le vendredi 21 octobre. En toute discrétion, Marie France était présente. Captivée, elle a découvert “The Nameless...”, assise incognito en tailleur au milieu de la salle parmi d’autres spectateurs debout ou assis. Regardant les deux écrans en simultané avec une grande attention, elle semblait clairement ravie et enchantée de ce court métrage.

“The Nameless Spectacle” est une oeuvre intrigante, curieuse, fascinante, atypique. Elle est diffusée de façon non stop, sans interruption, lors des horaires d’ouverture (1) du Mac/Val jusqu’au 5 février 2012.

Le dispositif est inédit : deux écrans géants de vingt mètres de large, disposés l’un en face de l’autre dans une salle immense, de la taille et de la hauteur d’un gymnase (sauf que bien sûr, ce n’en est pas un, vu que c’est la salle principale qui accueille les expos du Mac/Val).

Chacun des écrans diffuse du début à la fin du court métrage des images totalement différentes, qui se déroulent au même moment.

Par exemple, sur le premier écran, on voit Marie France avancer vers nous en fauteuil roulant. En parallèle, sur l’autre écran, on découvre ce qu'elle voit à cet instant précis. C’est-à-dire l’un des chemins goudronnés des Buttes Chaumont. Et ainsi de suite, à chaque seconde du court métrage.

Les visiteurs se placent où ils veulent pour regarder ce court métrage. On peut le voir autant de fois qu’on le souhaite, sous différents angles (assis sur l’un des bancs disposés de part et d’autre de la salle, ou bien par terre, au milieu, accroupi, debout, en bougeant, etc.), à différents emplacements.

D’une façon ou d’une autre, quel que soit l’endroit où l’on visionne ce court métrage, c’est comme si on en “faisait partie”. Cela pourra créer parfois une sensation de “malaise” (même si le terme est exagéré et inapproprié) chez certains visiteurs, en raison du côté “dérangeant” de l’oeuvre, dans le fait de ne pas pas pouvoir échapper à cette ambiance à la fois bucolique (le cadre des Buttes Chaumont) et oppressante, étrange. A moins, bien sûr, de sortir de la salle de l’expo.

On ne sait pas les prénoms et noms des deux personnages du film, ni qui ils sont, d’où ils viennent. Le réalisateur Jesper Just laisse les spectateurs avoir leurs propres interprétations. Chacun peut laisser voguer son imagination, avoir sa (ou ses) perception(s) sur les interrogations que suscitent ce court métrage.

Par exemple, pourquoi l’héroïne se déplace-t-elle en fauteuil roulant lorsqu’elle est dehors, alors que chez elle, on la voit debout, se déplaçant parfaitement, sans aucune difficulté ? On peut penser qu’il s’agit d’une maladie pyschosomatique, neurologique, qui la fait agir de cette façon. Beaucoup plus terre à terre, peut-être cherche-t-elle ainsi à être tranquille en étant en fauteuil roulant, à ne pas se faire embêter dans la rue par des personnes mal intentionnées. Tout est possible, chacun peut voir ce qu’il a envie de voir dans “The Nameless Spectacle”.

Sur un strict plan technique, Marie France est présente surtout sur l’un des écrans géants, moins sur l’autre. Les instants où l’on peut la voir en simultané sur les deux écrans sont peu nombreux et durent quelques secondes.

Ainsi, sur le premier écran, on la voit à travers le cadenas-verrou (filmé en super gros plan) de son appartement. Et sur l'autre écran, elle se dirige vers la baie vitrée de son appartement (une action que l’on voit en même temps sur l’autre écran, mais cette fois en “grandeur nature”, en quelque sorte, et de dos, en contre-jour).

Voici, retracé et de mémoire, le déroulement du court métrage : parc des Buttes Chaumont. Le ciel est bleu clair (mais pas un bleu éclatant). A priori, on est en plein après-midi d’été, quelque part entre 15h et 18h. Filmé “d’en bas”, on voit le haut d’arbres de ce lieu. Chevelure rousse attachée, l’héroïne (jouée par Marie France), gros plan sur son visage, regarde calmement vers le ciel. Ses chaussures à talons sont filmées de profil : on découvre alors qu’elle se déplace en fauteuil roulant.

Toujours assise dans ce fauteuil, filmée de profil et de loin, de droite à gauche sur l’écran géant de vingt mètres, elle longe le mur de la grotte des Buttes Chaumont. On entend la cascade d’eau qui ruisselle puis une sorte de grondement d'orage, comme une sensation sonore un peu angoissante en “stéréo Dolby Surround”.

Retour en extérieur avec de la verdure. On la voit de dos continuant à se déplacer en fauteuil, elle traverse un trottoir. Elle se retourne et, soudain, sur l’écran opposé, au même moment apparaît un garçon presque trentenaire (interprété par Swann Arlaud) qui la suit.

Dans sa robe blanche estivale aux motifs de fleurs (des roses, entre autres), elle accélère la cadence de son fauteuil. On sent son inquiétude monter. On voit son visage l’air grave, de profil, tandis que derrière on voit le paysage des immeubles défile plus rapidement. Et que sur l’autre écran géant parallèle, le jeune homme continue de se diriger vers elle en ne cessant de l’observer.

L’héroïne traverse le trottoir, en fauteuil bien sûr. Elle se dirige vers une porte d’immeuble, qu'elle ouvre après avoir fait le code d’entrée. Sur l’autre écran, le jeune homme stoppe son chemin, tout en regardant où elle est entrée.

Gros plan sur un verrou de l’intérieur d’un appartement en train de s’ouvrir : elle rentre chez elle en fauteuil (sur l’un des écrans, on voit de profil ses talons et le bas de fauteuil ; sur l’autre, angle différent mais au même instant, elle arrive devant nous assise sur ce fauteuil mais de face).

Soudain, de profil, on la voit quitter son fauteuil et... se lever. Elle ferme le verrou à double tour (visage de profil). Sur le second écran, on voit les vitres de son appartement recouvertes de légers rideaux transparents. De dos, la silhouette de l’héroïne se dirige vers ces longues baies vitrées, elle ouvre les ces rideaux.

De nouveau sur le premier écran, on la voit observer dehors si le jeune homme est toujours en bas tandis qu’au même instant, sur l’autre écran, on voit ce qu’il y a en bas (les trottoirs, la rue, les mini-arbres décoratifs, etc.). Il n'y a personne en bas.

Apparaît une lumière éblouissante, provoquée par le reflet du soleil par le fait qu’une fenêtre bouge dans l’un des appartements des immeubles géants (d’au moins vingt étages – et que l’on voit au même instant sur l’autre écran géant), semblant situés à une cinquantaine de mètres de celui où elle habite.

Curieuse de savoir d’où vient ce faisceau de lumière, l’héroïne lève la tête plus haut, en direction de cet immeuble, plisse les yeux, voit d’où vient la lumière lumineuse. Sur l’autre écran géant, en gros plan, derrière la fenêtre émettant le rayon lumineux, on voit le jeune homme, apparemment torse nu, regardant l’air hagard vers la direction de l’héroïne tandis qu’il continue de faire bouger sa fenêtre.

Sur le premier écran géant, l’héroïne continue de regarder dans cette direction puis s’écroule, tombe par terre en quelques secondes. Etonné, le jeune homme (sur l’autre écran) ne va cesser de l’observer.

On voit les jambes et les talons noirs de l'héroïne en gros plan qu’elle enlève (sans les mains). Comme prise de convulsion, d’épilepsie, les yeux fermés, elle se roule de gauche à droite, de droite à gauche. Il y a des gros plans sur son visage, sur ses jambes, ses mains, sa poitrine, ses talons, sa robe.

A d’autres moments, on la voit allongée, de profil, tandis qu’elle bouge comme si elle se débattait lentement, face à une sorte d’”homme invisible” (puisqu’elle est toute seule dans cet appartement lumineux).

Ses bras tremblent, ses jambes aussi. Spasmes, souffrance, sensualité, tremblement, plaisir, douleurs, joie : l’héroïne semble ressentir tout cela en même temps, tandis que sur l’autre écran géant, le jeune homme, les yeux cette fois tout écarquillés, observe la scène (que l’on voit sur le premier écran).

Après ces trois ou quatre minutes, elle se relève lentement. Gros plan sur ses pieds qu’elle remet (sans les mains) dans ses talons noirs, et elle se met debout, bien droite.

On la voit de dos, en contreplongée, à travers la vitre, debout tandis que, sur l’autre écran géant, le garçon a toujours le regard hagard, surpris, comme bouleversé par ce à quoi il vient d’assister.

Puis sur le premier écran, elle ferme les rideaux transparents de sa baie vitrée. Générique de fin.

François Guibert

(6 novembre 2011)


(1) : du mardi au vendredi de 10h à 18h.
Du samedi au dimanche de 12h à 19h.
Mac/Val, place de la Libération,
à Vitry-sur-Seine (94).
Tél. : 01 43 91 64 20.
Fax : 01 43 91 64 30.

(2) : "Sirens Of Chrome” (2010, 12 minutes 30),
“A Voyage In Dwelling” (2008, 11 minutes),
“A Vicious Undertow” (2007, 10 minutes),
“The Lonely Villa” (2004, 4 minutes 30).

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Re: MARIE FRANCE & LES FANTOMES : nouvel album

Messagede adonf le Lun 07 Nov 2011 16:07

il a fini par péter le forum avec ses conneries !
le forum unite ne mourira jamais
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Re: MARIE FRANCE & LES FANTOMES : "Kiss" (new CD)

Messagede GUIBERT FRANCOIS le Mer 21 Déc 2011 20:55

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© Richard Dumas


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“KISS”,
le nouveau CD rock'n'roll
de MARIE FRANCE
& LES FANTÔMES
,
paraîtra fin janvier 2012
chez FREAKSVILLE RECORD.

Textes de JACQUES DUVALL,
musiques de BENJAMIN SCHOOS.

• Les morceaux sont
en téléchargement légal

— sur iTunes en mp3 :
http://itunes.apple.com/be/album/kiss/id485575269?l=fr

— et sur le site Freaksville

en qualité CD Wav
(à partir du master original) :
http://www.freaksvillerec.com



depuis le 19 décembre 2011 :


1 • “Dieu pardonne” (1’53”)

2 • “Le détecteur de mensonges” (2’38”)

3 • “Trop de boucan” (2’30”)

4 - "Le bon, la brute et le truand" (3’26”)

5 • “Un garçon qui pleure”
(3’24”, en duo avec Chrissie Hynde
— musique de François Bernheim)

6 • “C'est un ordre” (3’36”)

7 • “Yallo Kibou” (3’01”)

8 • “Petite catin” (3”39’)

9 • “Sorcière” (3’18”)

10 • “Elle ou moi” (4’18”)

© Freaksville Record FRVR37



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•••••••••••••••••••••••••••••••••••••


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© Manuel Zublena
(Glazart, 2000)


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Nouvelle page


(avec compte rendu détaillé
et de nombreux visuels)


« MARIE FRANCE
& BENJAMIN SCHOOS
(MIAM MONSTER MIAM),
avec LES EXPERTS EN DÉSESPOIR,
interprètent les chansons
de JACQUES DUVALL
le 15 novembre 2011
aux TROIS BAUDETS (Paris) »

sur ce lien :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/MAR ... ndu-.-.htm


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MARIE FRANCE

+ BENJAMIN SCHOOS
(MIAM MONSTER MIAM)

& LES EXPERTS
EN DESESPOIR

Mardi 15 novembre 2011
aux TROIS BAUDETS (Paris) :


Après trois éclatants concerts de Miam Monster Miam & les Loved Drones (1), l’équipée Freaksville Record revient illuminer l’année 2011 live à Paris. Chaque passage de la créative fratrie belge dans la Ville Lumière de la Princesse du rock’n’roll est attendu avec ferveur par les mégadingoparisianfreaksvillefans.

Sauf que, patatra, gros imprévu trois jours avant le concert : Jacques Duvall est cloué au lit, chez lui à Bruxelles. Impossible de pouvoir être présent au spectacle dont il devait être la vedette.

Système D(uvall) attitude : pour faire honneur à Mister D. et ne pas décevoir les fans parisiens, Benjamin Schoos — alias Miam Monster Miam — décide d’assurer le chant de tous ces titres qu’il a composés pour l’album “Expert en désespoir” (paru en janvier 2011 chez Freaksville).

Et comme le promet Julien Bassouls (qui dirige les Trois Baudets) de façon officielle et indérobable sur la scène du 64 bd de Clichy en début de soirée : « Jacques Duvall reviendra chanter ici, dans cette salle, car on l’aime. »

À 21h40, Sophie Galet et ses trois musiciens (dont le batteur Jérôme Danthinne, des Loved Drones) livrent une belle prestation électroacoustique de folk pop intimiste en français. « J’ai toujours rêvé de pouvoir enfin dire : “Bonsoir Paris !” », dit-elle, amusée, émue, après la première chanson.

“Même si tu t’ennuies”, “Mourir nue”, “L’Excelsior”, “Je t’ai dans la peau”… On découvre en six ou huit chansons un univers charmant, onirique, conçu pour être joué et écouté dans des endroits intimistes (comme c’est le cas aux Trois Baudets). Son CD “Stella Polaris” est sorti en octobre chez Freaksville.

Le set de Benjamin Schoos & Les Experts en Désespoir démarre à 22h40 par “Désespère”. Avec Sophie Galet cette fois aux chœurs (durant tout le set), le groupe transforme la nonchalance reggae de la version studio en une ambiance jazz, swing langoureux. Il y a de beaux sons de piano-clavier de Chris Cerri.

Puis aussitôt après : « Les Experts en Désespoir à mes côtés ! Bonsoir, je suis Benjamin Schoos. Nous allons vous interpréter des chansons que j’ai composées et dont les paroles sont écrites par Jacques Duvall. Il n’est pas là ce soir car il a une vraie bronchite. Et ce n’est pas une excuse qu’il a trouvé pour pouvoir regarder le match de foot France-Belgique. »

Depuis le 17 mai (première date de concert des Experts, au Botanique de Bruxelles), ces morceaux du cru Duvall 2011 sont jusqu’alors chantés en scène par ce dernier. Et non par Benjamin, même s’il est le membre pivot des Experts en Désespoir. On le sent en rodage d’interprétation vocale de ces chansons en public, même s’il les connaît par cœur.

Il donne le meilleur de lui-même, sans faillir. Il fait le show. Il transmet — éléments essentiels — plein d’émotion, de joie, de bonne humeur, de vibrations électriques et positives, comme à chaque prestation Freaksville.

En concert, le son des Experts est différent des prestations live des Loved Drones, de Phantom, des CDs “Hantises” (2006), “Phantom Featuring Marie France” (2008), “Le cow-boy et la call-girl” (2009), “Phantom Feat. Lio” (2010). Chacun de ces albums a d’ailleurs clairement sa propre identité sonore. Ce concert des Experts aux Trois Baudets est lui-même doté d’un autre son que le CD “Expert en désespoir”.

Ainsi, sur scène, nos Experts belges proposent comme une new french pop sound des années 2010 qui ferait un “retour vers le futur” en freaksvillemobile direction 1980/1984, tendance novö “frenchy but chic” (2).

Afin de coller à cette ambiance, Geoffroy Degand joue de la batterie d’une autre manière que celle qu'il avait au sein du groupe Phantom de 2006 au printemps 2009. Ce soir, sa frappe est moins organique, brute, rocky. Il reproduit manuellement des boucles, séquences, boîtes à rythmes. Avec sa basse, Pascal “Scalp” Schyns appuie ces tempos smooth et feutrés.

Chris Cerri sort de son clavier des sons quasi-opposés à ceux de Brian Carney (membre des Loved Drones, qui n'est donc pas présent ce soir sur scène — un album “Suburban Robot” sous le pseudo d’Android 80 paru en septembre dernier chez Freaksville), tout aussi intéressants. Brian propose des ambiances un peu de vocoder, des gimmicks de robots punk azimutés. Chris, lui, envoie des plages éthérées, sous influences new wave eighties anglo-saxonnes. Entre pop 80s et accointances The Shadows, les guitares de Jérôme “Jeronimo” Mardaga et Calogero Marotta se mêlent de façon réussie à ces claviers et à ces poppy beats.

C’est dans cette atmopshère captivante et soignée que les Freaksvillmen joueront les précieuses chansons de l’album “Expert en désespoir” :

“L’insecte”, pop Baygon jaune-verte mutante : « Cette chanson, on l’a écrite avec Jacques Duvall dans un train en plein été. Il y avait des insectes autour de lui, Jacques n’avait pas pris de bain depuis quinze jours — chut, je ne vous ai rien dit (sourire). »

“La grève des éboueurs”, pop track aux guitares blues rock et au tempo frénétique : « On était en Italie et il y avait alors une grosse grève des éboueurs dans toute la ville. Ça nous a inspirés ce morceau. »

“Je te hais”, poignante déclaration d’amour-haine indélébile et irréversible : « Le tube italien “Ti amo” d’Umberto Tozzi, adapté en français par Jacques Duvall et qui a failli, je dis bien “failli”, être à son tour un tube. C’est par cette chanson que j’ai découvert Duvall. Il s’agit d’un 45 tours que l’on aime toujours bien collectionner en Belgique. Si vous le voyez un jour, sur les marchés, les brocantes, surtout prenez-le et gardez-le. Et c’est la séquence (le rythme) originale de la version studio de “Je te hais” que vous allez entendre. »

“Sinatra”, texte 100 % name dropping très french touch early 2000s : « Une chanson que j’aime bien, écrite par Duvall pour Alain Chamfort, et qu’on interprète parfois à nos concerts. »

“Comme par désenchantement” : « Un titre que Jacques chante sur disque en duo avec Coralie Clément. Moi, je vais vous l’interpréter en “solo-duo”. » “Solo-duo” car il l’interprète option questions-réponses, tac-au-tac, avec Sophie Galet. Belle ambiance mélancolique.

“Dream Baby Dream” (reprise de Suicide, entité abstraite menée par Alan Vega) : « Quand on s’est rencontrés, Jacques Duvall et moi, l’une des premières chansons sur lesquelles on est tombé d’accord tout de suite, c’était “Dream Baby Dream”. Avec Les Experts, on a répété une version de ce morceau spécialement pour ce soir. La voici. » Découverte perso de ce titre à ce moment précis, certes ultraconnu des spécialistes du rock bizarre. Les Experts en font une sautillante proposition pop déglinguée. Les guitares sonnent à la Hank Marvin. Secondé par les chœurs de Sophie, Benjamin hoquette à loisir et avec bonheur un chant saccadé.

« Yeah, the sound of New York ! En parlant de NY, ses nouvelles chansons sont parties aujourd’hui là-bas pour y être masterisées par Ivan Julian (du groupe Richard Hell & The Voidoids). Je vous demande de faire un triomphe à Marie France ! »


À cet instant, on entend l’intro musicale de la chanson “Les nanas”, blues’n’roll pop belgium tendance fifties (en) français. Là aussi, moment très attendu par plusieurs personnes dans la salle (dont Jean-William Thoury) : le retour de Marie France sur scène, six mois après son dernier passage en concert, justement lors du Freaksville & Loved Drones show au CWB en avril.

Chevelure rousse flamboyante, toute de noir vêtue (pantalon, talons, haut savamment échancré par le couturier qui l’a réalisé), Marie France étincelle par son charisme vocal et scénique. Telle qu’en elle-même, la Femme Électrique la Plus Terrible interprète “Les nanas” en prenant des intonations graves et aiguisées, à la “Déréglée”. “Les nanas”, un texte pro-archiféministe mais version “à l’envers”, c’est-à-dire via le prisme duvallesque.

Vaudou woman en diable, elle se déhanche pendant le pont musical au milieu de la scène. Elle est entourée des musiciens, tandis que Benjamin balance un petit solo d’harmonica.

« Jacques Duvall m’a dit au téléphone qu’il avait “une fuckin’ bronchite”. J’espère qu’il va vite s’en remettre parce qu’il nous manque beaucoup, bien que je sois très heureuse d’être ici. D’abord parce que les Trois Baudets, je ne sais pas si vous le savez déjà, j’ai débuté ici quand j’avais 18 ans — pas avec Boris Vian, hein (sourire, humour clin d’œil typiquement Marie France). Mais c’est vrai que c’est ici que j’ai débuté. Ça s’appelait le Topless. Les filles dans la salle servaient… topless ! Moi, je faisais une évocation de Marilyn, et aussi mon premier strip-tease. Remarquez, je n’en ai pas fait beaucoup dans ma vie : deux — ah non, trois si on compte la fête foraine. Bien sûr, j’avais encore cassé la baraque parce que j’avais choisi en bande son “Rock’n’roll suicide” de David Bowie. Ça avait beaucoup surpris et étonné, c’était très agréable. Donc je commençais là (elle va dans le fond en levant les bras), je dansais, j’avais une robe blanche, “you’re a rock’n’roll suicide”, etc. (tout en dansant sur la scène). Et à la fin, juste avant le point d’orgue la phrase où Bowie chante “oh no, you’re not alone”, j’attrapais la robe, je la soulevais et l’arrachais d’un seul coup ! Je suis aussi très très heureuse, Jacques Duvall n’est pas là mais tu es là, Benjamin Schoos, vous êtes là, mes amis belges, avec qui je viens d’enregistrer un album, intitulé “Kiss”, simplement. »

— « Car tu as signé “Kiss” sur la pochette que tu as faite »,
enchaîne Benjamin.

« Oui, c’est vrai. Un album qui sortira fin janvier dont voici un petit extrait qui s’appelle “Le détecteur de mensonges”
. »

Privilège, exclu, c’est la première fois que cette chanson est interprétée sur scène. On découvre tout (paroles, musique, arrangements) au moment où Marie France la chante. La sensation d’entendre un titre énorme, comme lorsqu’on se repasse chez soi des centaines puis milliers de fois, avec le même plaisir que la première écoute, les albums chefs-d’œuvre “39° de fièvre” et “Phantom Featuring Marie France”.

Dans l’idéal et l’absolu, “Le détecteur de mensonges” peut être pour Marie France en 2012 ce que “Banana Split” a été et est pour Lio depuis 1980, ou encore “Les histoires d’A. ” pour Les Rita Mitsouko. Lorsque des milliers puis millions de Français (et de francophones) entendront cette pop’n’roll song de trois minutes, cela peut devenir un énorme tube populaire. Une bombe radiophonique en puissance, destination n°1 des hit parades rocky créatifs.

Comme les dizaines de chansons écrites par Jacques Duvall, dont celles du CD “Phantom Featuring Marie France”, “Le détecteur de mensonges” est incisif, court, malin, ingénieux, piquant, acidulé. Le refrain est carré et pop. Les paroles sont faciles à comprendre, à fredonner, prêtes d’ailleurs à être dégommées par les (faux) intellectuels-(vrais) neuneus du rock et de la chanson d’ici. Ils ne manqueront pas de sortir du contexte textuel les vers « Bla bla blablabla bla bla / blablabla blablablablabla / Tu n’connais que ces syllabes-là / Bla bla bla blablablablabla » du deuxième couplet.

Or, comme toujours chez Duvall, la facilité n’est qu’apparente. Il utilise à chaque fois et à bon escient des mots simples, pas compliqués, exprès. Au final, il crée des bijoux novateurs aux paroles ciselées, autour du thème favori des artistes depuis des milliers d’années : l’amour. Et toujours de manière habile, détournée, inattendue.

Toujours doté de son chapeau feutre et de ses lunettes noires, Benjamin, Blues Brother positive freaksman de Liège, frappe des mains en rythme et fait les chœurs masculins sur le refrain.

Le passage sur scène de Marie France, au total une quinzaine de précieuses minutes, se clôture par “Un garçon qui pleure” (texte de Duvall, musique de François Bernheim). Une ballade « lacrymale » de femme forte, de maîtresse à poigne. Un rôle qu’interprète à merveille sur scène Marie France pendant ce titre.

“Un garçon qui pleure” a été présenté pour la première fois sur scène le 11 février 2006, au Trianon, et déjà en duo avec Chrissie Hynde. Si la miss Pretenders n’est pas présente ce soir, elle figure en revanche sur la version studio de l’album “Kiss” de Marie France & les Fantômes (session d’enregistrement effectuée les 1er et 2 octobre 2011 à Londres).

Après avoir chanté “Un garçon qui pleure”, Marie France dit en souriant : « Si “un garçon qui pleure, ça nous met de bonne humeur”, en revanche, Chrissie et moi, ne supportons pas de voir un animal souffrir ! Non à la maltraitance animale ! Merci à vous », déclare-t-elle avant de quitter la scène, d’un signe amical de la main adressé au public.

Puis c’est “La chanson la plus triste du monde” (« la chanson la plus autobiographique que j’ai écrite », avait déclaré Jacques Duvall dans une interview radiophonique cet été).

« On va terminer le concert par le tube qui a permis à Jacques Duvall de rien foutre pendant trente ans. » Il s’agit de “Banana Split” dans une splendide version relax baby cool, électroacoustique. Elle est proche de la version studio 1979 fredonnée par Duvall. Les couplets sont différents des paroles chantées par Lio, même si l’esprit malicieux est identique. En prime, chose que l’on n’entend pas sur la vision studio masculine de Duvall, un magnifique gimmick de guitare entre les couplets et refrains, à nouveau très doiiingue-dongue-doiiingue hankmarvinesque.

23h25 : en bonus ultime, Benjamin joue l’introspectif “Papa travaille dans la mine” : « Avec Jacques, on a récemment déterré une vieille chanson de Pat MacDonald et il l’a adapté en français. » Une ambiance sobre, recueillie, dans la lignée de leur reprise commune de “J’ai pas de chez moi”, bouleversante adaptation (3) de “I Ain’t Got No Home” de Guthrie Woody.

François Guibert

(19 décembre 2011)

(1) : le 12 février 2011 à l’International, les 28 et 29 avril 2011 au Centre Wallonie Bruxelles.

(2) : terme créé par Jean-Éric Perrin pour sa rubrique du même nom dans “Rock&Folk” en 1978.

(3) : “J’ai pas de chez moi” est le premier texte de Duvall écrit pour que Benjamin Schoos le chante, en 2006, lorsqu’ils se sont rencontrés. On l’entend intégralement en guise de générique de début dans le film-documentaire “Il y avait une fois Freaksville”.


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Re: MARIE FRANCE & LES FANTOMES : "Kiss" (new CD)

Messagede adonf le Jeu 22 Déc 2011 20:23

courage, poche, c'est juste un mauvais moment à passer
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Re: MARIE FRANCE & LES FANTOMES : "Kiss" (new CD)

Messagede GUIBERT FRANCOIS le Ven 27 Jan 2012 23:01

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Nouvelle page spéciale

« Longue chronique détaillée de l'album “KISS”
de MARIE FRANCE & LES FANTÔMES
dans “ACCORDÉON & ACCORDÉONISTES” n°116 (février 2012) »


sur ce lien :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/Lon ... k2--.-.htm




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« Depuis leur première rencontre scénique un soir de décembre 2006 au Klub (Paris), Marie France et les Belges du label Freaksville forment un gang soudé et ultra créatif. Cette association de bienfaiteurs du rock’n’roll en français fonctionne à plein régime tout au long de “Kiss”, leur second CD en commun.

Une merveille pop’n’roll garage rock excitante, aussi réussie que les albums “Phantom Featuring Marie France” (2008) et “39° de fièvre” (1981, réalisé avec le groupe Bijou). Jacques Duvall signe toutes les paroles ; et Benjamin Schoos, alias Miam Monster Miam, les musiques (sauf “Un garçon qui pleure”, de François Bernheim).

Comme un ouragan électrique, l’album “Kiss” démarre en trombe avec “Dieu pardonne”. Sous haute tension, la déesse du glamour se transforme en vamp universelle de l’apocalypse. Au passage, elle chante les vers « Traîtrise, surprise, c’est la crise / Soupçon, tension, trahison » sur un ton qu’elle a, jusqu’à présent, peu utilisé dans ses enregistrements studio.

“Le détecteur de mensonges” est incisif, court, malin, ingénieux, piquant, acidulé. Le refrain est carré et pop. Les paroles sont faciles à comprendre — comme d’ailleurs tous les textes de Duvall — et à fredonner. Dans l’absolu et l’idéal, c’est une bombe radiophonique en puissance, destination n°1 d’éventuels hit-parades rocky.

La lady Marie imprègne de son timbre rond et chaud de Fujiyama Mama l’effréné “Trop de boucan”, aux effluves Motown version speed et revisités par nos vaillants dingorockers.

Amies de longue date, Marie France et Chrissie Hynde se partagent le micro avec émotion et sensibilité autour d‘“Un garçon qui pleure”. Le texte est encore mieux mis en valeur lorsqu’en concert, il est chanté du début à la fin par Marie France. En effet, elle maîtrise mieux que quiconque chaque phrase de cette bouleversante ballade de femme forte, de maîtresse à poigne.

L’intimiste “Elle ou moi” est conçu dans une optique soul seventies (Marvin Gaye, Smokey Robinson) minimaliste. Toutefois, le tempo très lent, les sons acid jazz 90s du Fender Rhodes et synthétiques du clavier, ainsi que la mélodie vocale linéaire font de “Elle ou moi” une chanson normale et routinière de variété française.

Dépaysement garanti, direction les plaines d’un Far West fantasmé, avec “Le bon, la brute et le truand”. Dans cette escapade trépidante et tubesque, la cowgirl urbaine façon Lucky Luke féminine se régale à intepréter des paroles à son image : mutines, drôles et charmeuses. Elle se révèle une sacrée et pure chanteuse de country, telle une naturelle Dolly Parton punky pop From Paris To Nashville.

Sur fond de guitares fuzz sixties, derrière les onomatopées “Yallo Kibou”, Marie France (via la plume de Duvall) dresse un parfait autoportrait tout en ébullition de l’artiste qu’elle est, pleine de fièvre et de magnétisme, et de ce qu’elle dégage sur scène.

Le morceau garage “Sorcière” est doté d’une (bonne) musique de série Z. Dans ce titre, avec sa maestria habituelle et innée, Marie France y joue un surprenant rôle de composition de reine des grimoires aux formules maléfiques, de cuisinière aux chaudrons ensorcelés.

Miss France chante d’une diction fougueuse et déterminée le texte impétueux du rock nerveux “C’est un ordre”, au refrain orné de chœurs yé-yé « houhou shalalala ».

Dans la lignée de la ballade “Bleu” (qui figure sur le CD “Phantom Featuring Marie France”), “Petite catin” est un slow à l’humeur textuelle désabusée mais non résignée. La chanteuse y prononce des phrases telles que « Lorsque tu lui as dit “enchanté” / C’était comme si ce jour maudit tu m’avais déjà plantée », agrémentées de doux noms d’oiseaux, avec une saine verdeur qui fait plaisir à entendre.

Avec “Kiss”, voilà un nouveau chef-d’œuvre de rock’n’roll azimuté, coloré, euphorisant, à la fois spontané et éternel, de la Freaksville family. »

© François Guibert


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"KISS" de MARIE FRANCE & LES FANTOMES

en exclusivité sur le site FREAKSVILLE :
http://freaksvillerecord.myshopify.com/ ... tomes-kiss



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MARC MORGAN & LES OBSTACLES

+ MADEMOISELLE NINETEEN

+ MARIE FRANCE & LES FANTÔMES

+ BENJAMIN SCHOOS


seront en concert
le mercredi 21 mars 2012
au BOTANIQUE / LA ROTONDE
à BRUXELLES
(Belgique).

• Places en vente sur ce lien :
http://www.fnacspectacles.com/place-spe ... -ROTMO.htm
Site 2017 sur MARIE FRANCE : http://lachanteusemariefrance.fr.gd/

Site 2017 sur HEARTBREAK HOTEL + THE HELLBOYS + NIKOLA ACIN : http://heartbreakhotelthehellboysnikolaacin.fr.gd/
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Re: MARIE FRANCE & LES FANTOMES : "Kiss" (new CD)

Messagede adonf le Sam 28 Jan 2012 12:16

il est bien mais je préfère quand même son album chicoutimi
le forum unite ne mourira jamais
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Re: MARIE FRANCE & LES FANTOMES : "Kiss" (new CD)

Messagede GUIBERT FRANCOIS le Sam 17 Mar 2012 0:39

1°) • Page spéciale

« "JACQUES DUVALL, Octave d'honneur"
dans "Accordéon & accordéonistes" n°118 (avril 2012) »


sur ce lien :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/-g- ... k2--.-.htm

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2°) • Page spéciale

« "LES FANTÔMES DE MARIE FRANCE"
par JEAN-WILLIAM THOURY
dans "Juke Box Magazine" (avril 2012)»


sur ce lien :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/-g- ... k2--.-.htm


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3°) • MARIE FRANCE & LES FANTÔMES

+ 1ère partie : BENJAMIN SCHOOS

seront en concert le mercredi 9 mai 2012

au RÉSERVOIR
(16 rue de la Forge-Royale)
à PARIS 11e

(métro : Ledru-Rollin).

http://www.reservoirclub.com/UPLOAD/rub ... annee=2012

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Site 2017 sur MARIE FRANCE : http://lachanteusemariefrance.fr.gd/

Site 2017 sur HEARTBREAK HOTEL + THE HELLBOYS + NIKOLA ACIN : http://heartbreakhotelthehellboysnikolaacin.fr.gd/
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Re: MARIE FRANCE & LES FANTOMES : "Kiss" (new CD)

Messagede kongola le Mar 20 Mar 2012 11:36

Ah tiens, je n'avais jamais entendu parlé de Marie France avant :D Elle est bien sur scène ? En voyant les photos, j'ai plutôt l'impression d'avoir des hallucinations dûes à des sensi seeds, une créature venant tout droit des années 60-70 ou du film de science-fiction Barbarella :D Quoique Jane Fonda avait quand même plus de classe ;)
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Re: MARIE FRANCE & LES FANTOMES 09/05 Réservoir (Paris)

Messagede GUIBERT FRANCOIS le Mar 01 Mai 2012 16:03

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Vidéo annonce (non officielle) du concert

de MARIE FRANCE & LES FANTÔMES

+ BENJAMIN SCHOOS

le mercredi 9 mai 2012 à 21h


au RESERVOIR (16 rue de la Forge-Royale) à PARIS 11e (entrée libre)

sur ce lien :

http://www.youtube.com/watch?v=lImHPfrK ... ture=g-upl


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Site 2017 sur MARIE FRANCE : http://lachanteusemariefrance.fr.gd/

Site 2017 sur HEARTBREAK HOTEL + THE HELLBOYS + NIKOLA ACIN : http://heartbreakhotelthehellboysnikolaacin.fr.gd/
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